Ok, parlons des droits d’auteurs des jeux vidéo, mais parlons de ce qui est réellement recevable. Ainsi, les droits d’auteurs appliqués aux jeux vidéo permettent de protéger un jeu contre la reprise de certains éléments originaux tels que le nom, le scénario, les musiques, certains éléments graphiques, etc, en bref, contre le plagiat, et contre toute exploitation commerciale non-autorisée par une société tiers. Par exemple, personne ne peut réaliser un Sonic ou utiliser le nom, l’image du hérisson bleu et les personnages de la série sans en demander l’autorisation à Sega. C’est une loi mais c’est aussi une idée évidente pour quiconque. C’est la propriété intellectuelle et c’est aussi une source de revenue dont la durée de vie peut être très longue.
Bien sûr, les droits d’auteurs permettent aussi aux créateurs d’un jeu vidéo de toucher des dividendes sur les ventes et droits d’exploitation du produit. Que l’on m’explique maintenant, concrètement, comment les créateurs d’un jeu vidéo sont rémunérés lorsque j’achète un jeu d’occasion ? Est-ce que ceux-ci touchent un pourcentage, des " droits d’auteur ", sur cette revente en occasion,? Bien sûr que non ! Cependant, si je veux aider les développeurs du jeu en question je peux l’acheter neuf s’il est disponible. Là , l’éditeur touche une somme, c’est normal, rien à redire là dessus.
Maintenant, peut-on encore acheter des jeux Saturn neufs ? C’est extrêmement rare et ce sont toujours de vieux stocks à écouler. Ceux qui restent disponible neufs ont d’ailleurs du mal à se vendre et se trouvent à des prix modiques, donc il est idiot de les copier. Par exemple, j’ai acheté le premier volet de Shining Force III japonais neuf pour 10 euros frais de port compris. A ce prix-là pourquoi l’aurais-je copié ? J’ai à la fois le jeu et un bel objet.
Que l’exploitation du nom, des personnages, du concept, du scénario d’un jeu vidéo soient protégés pendant des années et bien après l’arrêt de sa production, je suis entièrement d’accord, mais que l’on me prouve d’une manière irréfutable que je lèse qui que ce soit en copiant pour mon utilisation personnelle un jeu Saturn, que ce soit Sega ou le développeur et alors j’arrêterai les isos.
Un délit doit correspondre à un préjudice que ce soit physique, moral ou financier. Où est ce préjudice dans mon cas ? Est-ce que je mets en péril qui que ce soit dans l’industrie des jeux vidéo ?
Franchement, si demain on me dit que je peux télécharger des isos Saturn contre une petite somme dont une partie reviendra de manière certaine aux ayants droits, alors je dis " oui " tout de suite ! Mais une telle solution existe-t-elle ? Actuellement, si je veux un jeu Saturn, dois-je appeler Sega pour leur faire un virement Paypal avant de graver la galette ?!
Donner 150€ à un mec lambda pour posséder un jeu d’occasion qui n’existe plus neuf, je n’appelle pas ça contribuer aux droits d’auteur.
Comme je l’ai déjà dit, l’achat de jeux originaux Saturn vaut surtout pour collection, d’où le prix parfois exorbitant de certains. J’ai une douzaine d’isos Saturn mais aussi 6 jeux originaux. Sur ma Dreamcast j’ai plus de 20 jeux originaux et environ 5 isos. Je suis loin d’être un pirate absolu.
Il ne faut pas commencer à me faire un mauvais procès de piratage, je donne régulièrement pour le droit d’auteur en achetant très régulièrement des CD audio, des bouquins, des films ou des jeux. La vie c’est souvent gris et pas noir ou blanc de la manière la plus binaire qui soit. On peut aussi parler de loi, mais surtout de ce qu’elle veut dire dans la lettre et surtout dans l’esprit.
Moi aussi j’invite à réfléchir sur le droit d’auteur pour les œuvres dont les possibilités de rémunération de leurs créateurs n’existent plus comme c’est le cas sur Saturn et autres consoles « éteintes ». Que doit-on faire, pourquoi et comment ? C’est plus intéressant de raisonner sur ces questions-là que de jeter immédiatement l’opprobre sur le premier qui passe avec ses isos sous le bras. 
Je crois qu’on est loin d’avoir résolu tous les problèmes que peuvent engendrer l’application et la préservation des droits d’auteur des jeux vidéo dans le temps.

